Zéro phyto

Zéro phyto

Dès 2016, la commune de Jouars-Pontchartrain s’est engagée dans une démarche "Zéro Phyto". Depuis septembre 2018, elle n’utilise plus aucun produit phytosanitaire pour l’entretien de ses espaces publics.

Zéro Phyto ?

Un produit phytosanitaire (pesticide) est un produit de synthèse, utilisé pour protéger les végétaux contre tous les organismes nuisibles ou empêcher leur développement (herbicides contre les herbes indésirables sur nos trottoirs, fongicides pour lutter contre les champignons, insecticides contre les insectes…).

Les substances actives contenues dans les produits phytosanitaires sont efficaces parce que toxiques. Elles présentent donc potentiellement un risque pour l’homme et les écosystèmes. Entraînées par les eaux de ruissellement, elles se retrouvent dans les nappes souterraines qui servent à l’alimentation en eau potable et dans nos rivières.

Les rivières du territoire du Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse ne sont pas épargnées : c’est pourquoi le PNR, en collaboration avec les communes volontaires et avec le soutien de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et du Conseil Régional d’Île-de-France, a initié en 2012 le programme "Objectif Zéro Phyto" qui a pour objet de réduire puis supprimer les produits phytosanitaires dans l’entretien des espaces publics.

Comment agir ?

Les pesticides sont utilisés par les agriculteurs, les gestionnaires d’infrastructures, les collectivités et les habitants. La responsabilité de chacun est donc engagée.
À travers "Objectif Zéro Phyto", le PNR et les communes engagées souhaitent montrer leur exemplarité et créer une dynamique auprès de la population et des entreprises.

La commune de Jouars-Pontchartrain, engagée dans cette démarche depuis 2016, n’utilise plus du tout de produits phytosanitaires pour l’entretien de ses espaces publics depuis septembre 2018. Cette démarche a été officialisée lors du conseil municipal du 11 février 2021 avec l’adoption de la Charte Zéro Phyto du PNR de la Haute Vallée de Chevreuse.

Et vous dans tout ça ?

Au côté des communes et du PNR, soyons tous acteurs et posons-nous les bonnes questions : est-il essentiel que nos trottoirs et caniveaux soient vierges de toutes plantules, au détriment de la bonne qualité de l’eau que nous buvons ? Quels sont les coûts de la dépollution de l’eau pour la rendre potable ? Pourquoi faut-il désherber tous les espaces ? N’y a-t-il pas un intérêt à laisser la flore spontanée s’exprimer, cette flore qui accueille de nombreuses espèces d’insectes pollinisateurs comme les papillons et les abeilles ?

Les plantes spontanées font partie de notre paysage. Ce n’est pas abandonner les lieux que de les conserver, au contraire, c’est une autre manière de faire et d’envisager l’aménagement en valorisant la nature de notre ville.

Apprécions les herbes folles pour préserver la qualité des eaux et la biodiversité.

En France, 96% des rivières et 61% des eaux souterraines contiennent des résidus de pesticides.


Les pesticides ont des effets graves sur la santé : atteintes dermatologiques, neurologiques, du système cardio-vasculaire, du système respiratoire, maladies neuro-dégénératives, cancers…

Réduire l’utilisation des phytosanitaires en zones agricoles et non agricoles fait partie des engagements du Plan National Ecophyto 2018.

La loi Labbé du 6 février 2014 vise quant à elle à interdire l’usage des produits phytosanitaires pour les personnes publiques (État, collectivités, établissements publics) et les particuliers.

Depuis le 1er janvier 2017, les communes ne peuvent plus utiliser de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, des forêts, des promenades accessibles au public et des voiries.

Pour les particuliers, il n’est donc plus autorisé d’entretenir les trottoirs sur l’espace public avec des produits phytosanitaires de synthèse. Par ailleurs, la vente de ces produits est interdite également pour les particuliers depuis le 1er janvier 2019. Seuls restent disponibles les produits de biocontrôle.