"Une autre vision de l’urbanisme"

Article publié le 24/09/2020

Depuis le début de l’été, l’équipe des élus avec les agents du service urbanisme de Jouars-Pontchartrain travaille sans relâche à la reprise en mains des dossiers hérités des initiatives de l’équipe précédente.

Cela concerne notamment des programmes importants de construction en application du nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU 2019). C’est ainsi que 114 logements sociaux ont été conventionnés en 2019, pour certains à la hâte, afin d’obtenir une sortie de la carence préfectorale avant l’échéance des élections municipales 2020.

Nous avons trouvé des dossiers souvent fragiles, peu ou pas concertés, que nous avons dû retravailler. Quand cela était encore possible, nous avons réorienté les projets vers une meilleure intégration dans le quartier et une meilleure adéquation avec les standards écologiques actuels.

Aujourd’hui, c’est à nouveau 177 logements sociaux que nous devons conventionner ou construire avant la fin 2022. Ce chiffre augmentera si nous devons stopper certains projets estimés comme "critiques" parmi les 114 logements sociaux déjà conventionnés, ce qui pourrait conduire la commune à une nouvelle situation de carence.

Le PLU signé, in extremis, le 19 décembre 2019 malgré les très nombreux avis négatifs de la population et des associations, laisse aujourd’hui des portes largement ouvertes à une urbanisation massive (OAP). Nos équipes sont en train de rencontrer les promoteurs positionnés sur ces programmes immobiliers. Notre vision et notre stratégie, conformément à nos engagements de campagne, consistent à rompre avec l’ancien projet d’urbanisme.

Nous voulons, en effet, proposer une intégration sociale par de petits et moyens programmes presque uniquement "tous sociaux" et non au moyen de logements mixés au niveau du projet de construction, ce qui était la vision de l’ancienne équipe. Cela permettra de tenir nos engagements tout en limitant au maximum le volume de nouvelles constructions. Nos programmes pourront parfois proposer un parcours résidentiel à nos jeunes, nos parents séparés et nos seniors. Notre volonté est d’éviter une sur-urbanisation de notre commune qui doit rester rurale.

Nous voulons aussi conserver la maîtrise de nos décisions afin d’organiser localement un meilleur vivre ensemble tout en respectant la loi ALUR qui nous impose en permanence la réalisation de 25% de logements sociaux de notre patrimoine bâti. Nous pourrons alors gagner la liberté de décider tous ensemble d’une vision d’avenir pour notre village.

Afin, de faire comprendre et défendre notre nouvelle stratégie d’urbanisme pour la commune, nous avons rencontré les grands élus (députés, sénateurs), les représentants de l’État (sous-préfète, direction de la DTT) et les associations de la commune.

Certains projets, décidés avant nous, ont attiré particulièrement notre attention par le nombre de réactions négatives remontées sur les différents canaux d’écoute que nous avons mis en place, depuis le début du mandat. Nous sommes allés nous rendre compte, par nous-même, sur le terrain. Nous avons souhaité que notre nouvelle sous-préfète se rende sur les sites les plus délicats. Lors de ces visites, nous avons eu des échanges souvent passionnés avec les habitants

Nous avons pris toute la mesure des difficultés occasionnées par ces projets de la mandature précédente et avons consulté dans la foulée les services de la commune, les promoteurs impliqués ainsi que les services de l’État (Préfecture et Direction Départementale du Territoire).

Ainsi Monsieur le Maire, Philippe Emmanuel, et son adjointe à l’urbanisme, Madame Monique Bucher, ont décidé :
  • que le processus de démarrage d’une révision du PLU sera proposé au prochain Conseil municipal du 15 octobre afin de limiter les effets négatifs du PLU 2019 ;
  • qu’en relais à l’action engagée par l’association ACSERB, une action sera lancée conjointement par notre maire et notre députée, au niveau du ministère de la Culture et du Patrimoine, afin de donner à l’État la possibilité de reprendre la main sur le projet du château de Pontchartrain. Cette tentative pourrait offrir une deuxième solution de sauvegarde au château en addition de celle qui est en cours avec le promoteur "Histoire et Patrimoine" ;
  • de retirer le permis de construire, signé le 24 juin au promoteur/bailleur Domnis, pour le projet de construction de 18 logements sociaux rue de Montfort qui est en opposition avec les principes participatifs du projet municipal actuel. En effet, l’arrêté, signé par Monsieur le Maire le 23 septembre 2020, précise que ce projet présente des difficultés d’intégration importantes, certaines irrégularités et surtout une absence de concertation et de co-construction avec les riverains. Consulter l’arrêté municipal...

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